Or, les œufs sont relativement pauvres en graisses saturées. Ils apportent parallèlement des protéines de haute qualité ainsi que différentes vitamines et différents micronutriments, ce qui explique leur intérêt nutritionnel dans le cadre d’une alimentation diversifiée.
La façon de préparer et d’accompagner les œufs mérite donc également d’être considérée. Un œuf consommé avec des légumes et des aliments riches en fibres ne présente pas le même profil nutritionnel qu’un repas comportant simultanément plusieurs aliments très riches en graisses saturées.
L’impact sur la santé cardiovasculaire dépend ainsi davantage de l’alimentation globale, de la fréquence de consommation et du profil médical de la personne que d’un aliment pris séparément.
Jaune et blanc d’œuf n’ont pas la même composition
La répartition des nutriments dans l’œuf est également importante. Le cholestérol alimentaire se trouve essentiellement dans le jaune, tandis que le blanc en est pratiquement dépourvu.
Le blanc constitue principalement une source de protéines. Il permet donc d’augmenter les apports protéiques sans ajouter la quantité de cholestérol présente dans un jaune supplémentaire, ce qui explique son utilisation fréquente dans certains régimes alimentaires.
Le jaune ne doit cependant pas être réduit à sa teneur en cholestérol. Il contient également de nombreux nutriments importants, ce qui rend peu pertinente l’idée de le considérer systématiquement comme la partie problématique de l’œuf pour l’ensemble de la population.

