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12 août 2026

Elle n’a pas pu leur « dire au revoir » : une mère de six enfants visée par une OQTF et placée en centre de rétention

C’est à cette occasion que les autorités lui auraient annoncé son placement en rétention. Elle a ensuite été conduite au centre de rétention administrative de Metz.

Son avocat déplore les conditions dans lesquelles cette prise en charge s’est déroulée. Selon lui, sa cliente n’aurait pas eu la possibilité de retourner auprès de ses six enfants pour leur dire au revoir avant son transfert.

De son côté, la préfecture de Haute-Saône a expliqué que cette décision intervenait dans le cadre de l’exécution de l’OQTF. L’administration souligne qu’en l’absence de départ volontaire dans le délai accordé, la mère avait d’abord été assignée à résidence avant son placement en rétention.

Le placement en centre de rétention ne signifie pas, juridiquement, que la personne purge une peine de prison. Il s’agit d’une mesure administrative destinée à maintenir à disposition des autorités un étranger faisant l’objet d’une mesure d’éloignement, le temps d’organiser son départ et sous le contrôle prévu par la loi.

Dans cette affaire, un juge des libertés et de la détention devait examiner la légalité du placement en rétention dans le délai applicable de 96 heures.

Un premier vol vers le Maroc interrompu après un malaise

La procédure d’éloignement avait cependant commencé avant cette audience. Selon Me Florent Diaz, l’administration avait organisé dès le lundi suivant un vol destiné à reconduire sa cliente au Maroc.

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