À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, plusieurs figures du monde culturel français ont choisi de prendre publiquement position.

Dans une tribune publiée par Les Inrockuptibles, plus d’une centaine d’artistes, intellectuels et responsables culturels expriment leurs inquiétudes concernant l’avenir du secteur culturel en cas d’arrivée du Rassemblement national au pouvoir.
À moins d’un an de la prochaine élection présidentielle, une large partie du paysage culturel français affiche ouvertement ses préoccupations politiques. Une tribune collective publiée dans les colonnes des Inrockuptibles réunit plus d’une centaine de personnalités issues du cinéma, de la musique, du théâtre et de la littérature**.

Parmi les signataires figurent plusieurs artistes et figures médiatiques reconnues comme Camille Cottin, Benjamin Biolay, Bilal Hassani, Judith Godrèche, Camélia Jordana ou encore JoeyStarr.
La liste comprend également des personnalités du monde intellectuel et littéraire, dont Annie Ernaux, ainsi que plusieurs responsables de festivals, philosophes, historiens et metteurs en scène.
Cette initiative intervient dans un contexte politique particulièrement tendu, alors que la campagne présidentielle de 2027 commence progressivement à structurer le débat public en France.
Une tribune très critique sur l’avenir de la culture

Dans ce texte collectif, les signataires dressent un constat particulièrement préoccupant concernant ce qu’ils considèrent comme une menace pour la création artistique en France. Les auteurs de la tribune expriment leur opposition à la vision culturelle qu’ils attribuent au Rassemblement national et à son président Jordan Bardella.
Selon eux, cette approche favoriserait une conception plus identitaire et patrimoniale de la culture au détriment de la création contemporaine et de la diversité artistique.

La tribune évoque également plusieurs secteurs culturels considérés comme particulièrement exposés : l’art contemporain, le cinéma d’auteur, le théâtre public, l’audiovisuel public ainsi que certaines formes de musique populaire comme le rap ou la pop.
Les signataires redoutent notamment des conséquences concrètes telles qu’une diminution des financements publics, une réorganisation des institutions culturelles ou encore la suppression de certaines initiatives artistiques locales.










