L’abandonner dans une voiture revient à priver deux personnes de leur système d’alerte vital. C’est comme demander à quelqu’un de retirer ses lunettes avant d’entrer au restaurant. La suggestion du restaurateur démontre une ignorance crasse de la réalité du handicap auditif.
Simba n’accompagne pas ce couple par fantaisie. Il les protège, les guide, les rassure. Chaque seconde de leur vie commune renforce cette évidence : séparer l’animal de ses maîtres équivaut à les exposer au danger.

Un Fléau Qui Persiste Malgré La Loi
Pourtant, cette exposition au danger se répète partout en France. L’incident d’Hyères n’est qu’une goutte d’eau dans un océan de discrimination. Les chiffres de l’Association Nationale des Maîtres de chiens guides d’aveugles glacent le sang : 66 cas de refus d’accès officiellement recensés en 2019 seulement.
Plus alarmant encore, un établissement sur quatre refuse encore l’entrée aux personnes déficientes visuelles malgré leurs chiens-guides. Restaurants, magasins, transports – aucun secteur n’échappe à cette discrimination rampante. Une méconnaissance crasse de la loi qui perdure quinze ans après sa promulgation.
Car la loi de 2005 est pourtant cristalline dans ses exigences. Refuser l’accès à une personne handicapée accompagnée de son chien-guide coûte entre 150 et 450 euros d’amende. Le statut légal de ces animaux d’assistance ne souffre aucune ambiguïté.
