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24 juin 2026

Temu, Shein… Les produits vendus sur ces plateformes comportent de gros risques pour votre santé

Yann Rivoallan, président de la Fédération française du prêt-à-porter féminin, confirme l’ampleur du problème. Si Shein a depuis engagé quelques améliorations, notamment après avoir été pointée du doigt par Greenpeace en 2021, la prolifération de ses articles empêche un contrôle systématique. En 2022, la marque a mis sur le marché 315 000 nouveaux produits, contre à peine 6 850 pour une enseigne déjà très productive comme Zara.

Une industrie aux lourds impacts environnementaux

Shein incarne l’ultra fast-fashion dans ce qu’elle a de plus excessif. Produire des centaines de milliers de références par an implique des cadences effrénées et une pollution colossale. La fabrication d’un simple jean, par exemple, requiert jusqu’à 8 000 litres d’eau. Ce modèle est totalement incompatible avec les objectifs environnementaux actuels.

Pour Yann Rivoallan, le problème dépasse la simple responsabilité du consommateur. « Dire à quelqu’un de ne pas acheter, alors qu’il voit des prix défiant toute concurrence, c’est lui demander de renoncer à son droit d’achat. C’est à l’État d’agir pour encadrer et limiter ces dérives. » Car à long terme, c’est toute une chaîne de production, de consommation et de réglementation qu’il faut repenser.

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Ces plateformes, en apparence inoffensives, abritent un risque systémique : pour la sécurité des consommateurs, pour la planète, et pour l’équité des marchés européens. Le combat ne fait que commencer, et il se joue à la frontière entre législation, surveillance douanière, et volonté politique.

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