Une industrie aux lourds impacts environnementaux
Shein incarne l’ultra fast-fashion dans ce qu’elle a de plus excessif. Produire des centaines de milliers de références par an implique des cadences effrénées et une pollution colossale. La fabrication d’un simple jean, par exemple, requiert jusqu’à 8 000 litres d’eau. Ce modèle est totalement incompatible avec les objectifs environnementaux actuels.
Pour Yann Rivoallan, le problème dépasse la simple responsabilité du consommateur. « Dire à quelqu’un de ne pas acheter, alors qu’il voit des prix défiant toute concurrence, c’est lui demander de renoncer à son droit d’achat. C’est à l’État d’agir pour encadrer et limiter ces dérives. » Car à long terme, c’est toute une chaîne de production, de consommation et de réglementation qu’il faut repenser.
Ces plateformes, en apparence inoffensives, abritent un risque systémique : pour la sécurité des consommateurs, pour la planète, et pour l’équité des marchés européens. Le combat ne fait que commencer, et il se joue à la frontière entre législation, surveillance douanière, et volonté politique.
