Dans le Gers, un conflit locatif a pris une tournure radicale, révélant la tension croissante entre propriétaires et locataires en situation d’impayés.

Un homme âgé a décidé d’agir lui-même face à une occupation prolongée malgré une décision de justice, déclenchant une situation juridiquement sensible. Le 1er avril, près de Auch, un propriétaire âgé de 81 ans, prénommé Michel, a pris une décision marquante. Excédé par la situation, il a choisi de couper l’électricité dans la dépendance occupée par son locataire, malgré les implications légales d’un tel acte.
Le différend remonte à avril 2024, lors de la signature du bail. Celui-ci prévoyait un loyer mensuel de 600 euros ainsi qu’une participation du locataire à l’installation de panneaux solaires. Cependant, les engagements initiaux n’ont pas été respectés, entraînant une dégradation progressive des relations entre les deux parties.
Une accumulation d’impayés et une décision de justice

Dès septembre 2024, la situation financière se complique. Le locataire cesse de régler ses factures d’électricité, puis ses loyers, provoquant un contentieux qui s’installe dans la durée. Face à ces manquements, un congé lui est notifié en janvier 2025, sans effet immédiat.
La justice finit par se prononcer le 13 janvier 2026. Le locataire est condamné à verser plus de 7 700 euros d’arriérés et une procédure d’expulsion est ordonnée, confirmant la gravité de la situation. Malgré cette décision, l’occupant reste sur place plusieurs mois après le jugement.
Une initiative prise en présence des forces de l’ordre
Trois mois après la décision judiciaire, le locataire occupe toujours les lieux. Estimant désormais la dette à environ 12 000 euros, le propriétaire décide d’intervenir lui-même en coupant l’alimentation électrique, une action menée en présence de gendarmes.
Ce geste traduit une exaspération face à une situation jugée bloquée. Il intervient dans un contexte où les démarches judiciaires n’ont pas encore permis de rendre effective l’expulsion, laissant le propriétaire dans une position délicate.
Une version opposée du locataire

De son côté, le locataire, prénommé Jean-Louis, conteste l’interprétation des faits. Il affirme chercher activement une solution de relogement tout en reconnaissant sa situation financière difficile, expliquant ne pas disposer d’emploi.
Selon lui, la coupure d’électricité relève d’une démarche personnelle à son encontre. Il évoque une volonté de pression plutôt qu’une simple réaction à la situation locative, estimant que les conditions de son départ ne sont pas réunies.
En France, la législation encadre strictement les relations entre bailleurs et locataires. La coupure volontaire d’électricité dans un logement occupé, même en cas d’impayés, constitue une infraction, susceptible d’entraîner des poursuites pénales.










