Une nouvelle controverse judiciaire entoure Rima Hassan. L’eurodéputée a décidé de porter plainte après des révélations médiatiques liées à sa garde à vue, sur fond d’accusations de fuites d’informations sensibles.

Plusieurs procédures ont été engagées, tandis que les autorités annoncent l’ouverture d’investigations. L’eurodéputée Rima Hassan a déposé une plainte pour « violation du secret professionnel » à la suite d’un article publié par Le Canard Enchaîné. Ce dernier évoquait des fuites d’informations concernant son placement en garde à vue le 2 avril.
Dans un communiqué diffusé sur la plateforme X, son avocat a confirmé cette démarche judiciaire. La plainte vise des révélations jugées sensibles, liées à une procédure en cours, impliquant potentiellement des acteurs institutionnels.
Des accusations de fuites contestées

Selon les informations publiées, le porte-parole du ministère de la Justice aurait été impliqué dans la transmission de certains éléments à la presse. Ces accusations sont fermement contestées par l’intéressé, qui réfute toute implication.
Par ailleurs, Sacha Straub-Kahn a lui-même engagé une procédure judiciaire. Il a déposé plainte pour diffamation, ainsi qu’une seconde plainte visant des propos jugés injurieux et à caractère antisémite, survenus après la publication de l’article.
Une enquête administrative ouverte

Lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a annoncé la saisine de l’Inspection générale de la justice. Cette instance est chargée de faire la lumière sur les conditions dans lesquelles ces informations ont été divulguées.
De son côté, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a exprimé des réserves concernant ces fuites, évoquant publiquement des faits regrettables. Ces réactions institutionnelles traduisent la sensibilité de l’affaire et la nécessité d’en établir les responsabilités.
Une garde à vue à l’origine de la polémique

Rima Hassan avait été placée en garde à vue le 2 avril dans le cadre d’une enquête pour « apologie du terrorisme ». Cette procédure faisait suite à une publication sur les réseaux sociaux évoquant un militant impliqué dans un attentat en 1972.
Au cours de cette garde à vue, certaines informations ont été rendues publiques, notamment la découverte supposée de substances dans ses effets personnels. Ces éléments ont alimenté la polémique et renforcé l’attention médiatique autour du dossier.










