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30 juin 2026

Prison de Vendin-le-Vieil : l’un des détenus les plus dangereux de France obtient une autorisation de sortie

Une décision judiciaire qui divise profondément

Le chef d’établissement comme le parquet avaient rendu un avis défavorable, jugeant la demande incompatible avec le niveau de dangerosité de l’individu. Pourtant, le juge d’application des peines a choisi de l’autoriser, et la Cour d’appel de Douai a confirmé cette position après un recours du parquet. Pour le syndicat UFAP-UNSa Justice, cette autorisation relève d’un « total décalage avec les exigences du terrain ». Le syndicat juge cette permission incompréhensible, estimant qu’elle fragilise les efforts réalisés depuis des années pour sécuriser ce type de profils criminels.

Un risque pour la crédibilité du régime anti-criminalité organisée

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Vendin-le-Vieil accueille notamment le quartier QLCO, dédié à la lutte contre la criminalité organisée et à la prise en charge de profils à très haut risque. L’autorisation accordée à ce détenu est dénoncée comme un signal désastreux : « Cette décision décrédibilise totalement le régime QLCO », déplore l’organisation syndicale, jugeant incohérent de durcir le discours sécuritaire tout en accordant des permissions jugées incompatibles avec les profils incarcérés. Selon les représentants du personnel, ce choix expose à des « risques concrets pour la sécurité interne » d’un établissement régulièrement confronté à des tensions.

Des critiques qui s’inscrivent dans un contexte déjà chargé

L’établissement de Vendin-le-Vieil a récemment été confronté à plusieurs épisodes sensibles, entre tensions, actes de protestation et incidents internes. Dans ce climat, la permission accordée apparaît comme une décision particulièrement mal accueillie, d’autant que d’autres détenus célèbres pour leur dangerosité — comme Rédoine Faïd, également incarcéré sur place — renforcent la réputation ultra-sécurisée du centre. Pour le personnel, l’incompréhension domine : comment concilier un régime très strict avec des autorisations jugées « en totale contradiction » avec la politique appliquée ?

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