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10 juillet 2026

Présidentielle 2027 : François Ruffin lance un mouvement national pour soutenir sa candidature

Et pour fédérer, il oppose le sens de l’Histoire aux querelles de clocher. « En 1972, PS et PC s’opposaient sur la guerre froide… Ce ne sont pas les municipales de Paris qui doivent nous arrêter », martèle-t-il en référence aux divisions qui pourraient resurgir en 2026.

Il espère un premier acte de rassemblement lors de la réunion du 2 juillet convoquée par Lucie Castets. Une rencontre dont il attend un sursaut collectif, une volonté de dépassement.

Une méthode de terrain, une gauche populaire

Plus que des promesses, Ruffin avance une méthode. Elle repose sur l’écoute, le terrain, le concret. Pas de discours idéologique figé, pas de « catéchisme », insiste-t-il. Sur l’immigration, il nuance et structure son propos : « Travail, langue, papiers pour ceux qui vivent ici », mais rejet des filières voulues par le patronat qui, selon lui, « vident les pays du Sud de leurs forces vives ».

Sa stratégie est claire : incarner une gauche du réel, contre une droite déconnectée et un RN de plus en plus libéral. C’est là qu’il croit voir une brèche : « Le RN a abandonné la justice sociale. À nous d’investir cet espace. »

Le député de la Somme mise aussi sur son image. Ni ministre, ni candidat à la présidentielle, ni figure usée du paysage politique, il se voit comme un outsider crédible. « Je suis parmi les personnalités préférées de gauche alors que la moitié des Français ne me connaissent pas », glisse-t-il, voyant dans cette méconnaissance une chance, un espace de conquête.

Un adversaire déjà en ligne de mire

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