Si la primaire espérée se concrétise, il devra composer avec Clémentine Autain, également en rupture avec LFI. Une confrontation possible entre deux figures issues de la même matrice politique, mais aux sensibilités désormais divergentes.
Mais Ruffin avance avec des coups d’avance, fort de son ancrage local, de son aisance médiatique, et de sa stature d’élu « pas comme les autres ». Son passé de réalisateur de Merci Patron !, son image de député-citoyen, son ton accessible et sa critique du monde d’en haut en font une figure atypique, à la frontière entre l’activiste, le parlementaire et le communicant.
Le pari de François Ruffin est audacieux : fédérer la gauche sans tomber dans les logiques de partis. Se présenter comme un trait d’union entre classes populaires et militants écologistes, entre anciens socialistes et nouveaux engagés. Une ambition exigeante, mais peut-être à la hauteur du vide politique laissé par la lassitude des électeurs.
