Le frein moteur peut être plus économique
La situation est différente lorsque le conducteur conserve une vitesse engagée et relâche complètement l’accélérateur. Sur de nombreuses voitures modernes, le système d’injection peut alors réduire fortement, voire interrompre temporairement l’arrivée de carburant, tant que certaines conditions de régime et de fonctionnement sont réunies.
Les roues continuent dans ce cas à entraîner le moteur : c’est le principe du frein moteur. Dans une descente ou lors d’un ralentissement anticipé, lever progressivement le pied de l’accélérateur en conservant un rapport adapté peut donc être préférable au passage au point mort, aussi bien pour la consommation que pour la maîtrise du véhicule.
Pourquoi le point mort est déconseillé dans les descentes
La question ne concerne pas uniquement le carburant. En passant au point mort dans une pente, le conducteur se prive du ralentissement naturel procuré par le moteur. La vitesse du véhicule peut alors augmenter plus rapidement et les freins doivent être davantage sollicités.
Cette pratique est particulièrement déconseillée dans une longue descente de montagne. Une utilisation prolongée des freins peut entraîner leur échauffement et réduire leurs performances. Conserver un rapport de vitesse approprié permet au frein moteur de participer au ralentissement, tout en laissant au conducteur davantage de contrôle sur l’allure de la voiture.
Il reste évidemment possible de freiner lorsque le véhicule est au point mort et que le moteur fonctionne. Le principal problème vient plutôt de la disparition du frein moteur et de la maîtrise moindre de la vitesse, notamment dans les fortes descentes.
Le point mort reste utile lorsque la voiture est immobilisée
Le point mort trouve surtout son utilité lorsque le véhicule est à l’arrêt, par exemple lors de certaines immobilisations. Sur une voiture à boîte manuelle, il permet de désengager la transmission sans maintenir continuellement la pédale d’embrayage enfoncée.


