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28 juillet 2026

Pascal Lafolie a-t-il tùé la lycéenne Nadège Desnoix ? Trente-et-un ans après, un procès pour connaître la vérité

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Ce lundi, à Laon, s’ouvre un procès attendu depuis des décennies, où justice et mémoire s’entremêlent pour tenter de lever le voile sur une affaire qui a bouleversé l’Aisne et marqué des générations. Le 24 mai 1994, le corps de Nadège Desnoix, 17 ans, est retrouvé partiellement dissimulé sous des feuillages près de son lycée à Château-Thierry. Autour d’elle, les enquêteurs découvrent un cartable noir, une ceinture, une montre, une cordelette et une rose fraîchement cueillie. L’autopsie révèle huit coups de couteau portés au cou et à la poitrine. Malgré plusieurs pistes – exhibitionnistes, racketteurs, un petit ami soupçonné, et même Michel Fourniret – aucune ne mène à un suspect solide. Pendant des années, l’affaire s’enlise.

Un ADN qui relance le dossier

Fin 2021, un rebondissement survient : des analyses génétiques sur le chouchou bleu marine de la victime désignent Pascal Lafolie, un homme de 58 ans connu de la justice pour des agressions sexuelles. Résidant à l’époque à une trentaine de kilomètres de Château-Thierry, il avait déjà été condamné à cinq ans de prison pour l’enlèvement et l’agression d’une adolescente, puis à douze ans de réclusion pour viol. Interpellé en novembre 2021 à Vezin-le-Coquet, il passe rapidement aux aveux, avant de se rétracter quelques mois plus tard.

Des aveux fragiles et un frère mis en cause

Lors de sa garde à vue, Lafolie avait confié : « Je ne pensais pas que ça finirait en meurtre pour une fellation. J’ai des regrets. » Mais en 2022, il change de version et accuse son frère Franck d’avoir tenté d’agresser Nadège, affirmant avoir perdu connaissance après avoir tenté de l’arrêter. Franck, décrit comme dangereux par son entourage et décédé en 2021, est finalement innocenté : son ADN ne correspond pas aux prélèvements et rien ne prouve sa présence ce jour-là.

Un accusé au passé lourd

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