Les enquêteurs dressent de Pascal Lafolie un portrait inquiétant : des ex-compagnes l’accusent de violences et de viols, et des contenus pédopornographiques ont été retrouvés sur son ordinateur. Ces éléments aggravent l’image d’un homme au comportement prédateur. Néanmoins, son avocate, Me Justine Devred, souligne qu’il reconnaît avoir été sur place mais nie le meurtre. Elle insiste : « Il attend ce moment où on va y voir plus clair… Or il faut bien que quelqu’un ait tué cette jeune femme. »
Trente ans d’attente pour une famille meurtrie
Pour la mère de Nadège, représentée par Me Arnaud Miel, ce procès est « un miracle » après trois décennies d’incertitude. La douleur des proches reste vive, mêlée d’espoir et de crainte face à l’issue du procès. Me Miel rappelle que le dossier repose sur des faits anciens, des souvenirs effacés et des preuves fragmentaires.
Une cour d’assises sous tension
Le procès, prévu sur quatre jours, devra déterminer si Pascal Lafolie est coupable du meurtre de Nadège Desnoix et décider de sa responsabilité pénale. En cas de doute, la loi impose que celui-ci bénéficie à l’accusé, comme le souligne son avocate. Mais au-delà du verdict, cette audience doit avant tout offrir à la famille de Nadège et à la communauté de Château-Thierry une forme de vérité judiciaire, attendue depuis plus de trente ans.
