Le 5 janvier 2026, Nagui a quitté un instant le registre de la légèreté télévisuelle pour affronter une polémique d’une tout autre nature.

Accusé d’enrichissement sur fonds publics par un député, l’animateur-producteur a choisi la riposte publique, mêlant ironie, chiffres précis et menace de recours judiciaire.
Figure incontournable du paysage audiovisuel français, Nagui s’est retrouvé au centre d’une controverse nationale inattendue. Connu pour ses succès populaires comme N’oubliez pas les paroles ou Tout le monde veut prendre sa place, l’animateur est aussi à la tête de la société Air Productions, partenaire régulier de France Télévisions. C’est précisément ce lien avec le service public qui a déclenché la polémique.
L’accusation frontale du député Charles Alloncle
À l’origine de l’affaire, une déclaration choc du député Charles Alloncle, président d’une commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Selon lui, Nagui serait « la personnalité qui s’est le plus enrichie grâce à l’argent public » ces dix dernières années. Une affirmation lourde de sens, aussitôt relayée par de nombreux médias et réseaux sociaux, mettant directement en cause la probité de l’animateur.
Une riposte ironique et assumée sur les réseaux sociaux
Face à ces accusations, Nagui a choisi de répondre publiquement, sans détour. Dans un message diffusé sur Instagram, il rappelle ne pas être salarié de France Télévisions, mais producteur indépendant via Air Productions. Il insiste sur la distinction essentielle entre chiffre d’affaires d’une entreprise et enrichissement personnel, dénonçant ce qu’il considère comme une confusion volontairement entretenue.
Chiffres à l’appui, un modèle économique revendiqué

Pour étayer sa défense, Nagui avance des données précises sur l’impact économique de ses émissions. Selon lui, ses programmes coûteraient « huit fois moins cher qu’une fiction » tout en générant environ « 30 millions d’euros de recettes publicitaires par an » pour France Télévisions. Un argument central, destiné à démontrer que l’argent public investi produit une rentabilité significative pour le service public.
L’ombre d’une procédure judiciaire
L’animateur ne se contente pas de répondre sur le terrain médiatique. Il avertit clairement que si les accusations persistent, il n’exclura pas une action en justice. Préférant, selon ses mots, s’expliquer devant un tribunal plutôt que dans l’arène des réseaux sociaux, Nagui affirme vouloir défendre son honneur et rétablir ce qu’il considère comme la vérité des faits.
Une vague de haine sur les réseaux sociaux
Au-delà de la controverse financière, Nagui dénonce les conséquences humaines de cette mise en cause publique. Depuis les propos du député, il affirme être la cible d’un déferlement de messages hostiles, parfois violents, allant jusqu’à des attaques xénophobes liées à ses origines. Une escalade qui, selon lui, dépasse largement le cadre d’un débat légitime sur l’audiovisuel public.
Des accusations jugées discriminantes

Dans sa prise de parole, Nagui laisse entendre que les motivations de Charles Alloncle pourraient dépasser la simple critique politique. Il évoque notamment un passé controversé du député sur les réseaux sociaux, pointant la gestion présumée de comptes aux accointances avec l’extrême droite et des propos jugés racistes. Des insinuations graves, qui accentuent encore la tension autour de l’affaire.
L’envers du décor pour une star du petit écran
Habitué à incarner la convivialité et la bonne humeur à la télévision, Nagui apparaît ici sous un jour bien plus grave. Contraint de se défendre publiquement, il décrit une mécanique délétère faite de posts, de commentaires et de polémiques incessantes, qui impactent autant sa vie professionnelle que personnelle.
Emploi, redistribution et valeur ajoutée
Dans cette bataille médiatique, Nagui met aussi en avant le rôle structurant de son entreprise dans l’audiovisuel français. Air Productions représenterait des centaines d’emplois, avec près de 200 personnes mobilisées lors de chaque tournage. Pour lui, le chiffre d’affaires doit avant tout être lu comme le reflet d’une redistribution massive au sein de la filière.










