Le gouvernement souhaite désormais encadrer plus strictement l’accès au baccalauréat pour les très jeunes candidats.

Face à l’inscription d’un enfant âgé de moins de 10 ans à la session 2026, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, estime qu’un examen aussi important nécessite une maturité suffisante et envisage la mise en place d’un âge minimal.
Le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray a annoncé ce mardi 19 mai vouloir instaurer un âge minimum pour se présenter au baccalauréat.

Cette déclaration intervient après la confirmation de l’inscription du plus jeune candidat à la session 2026, âgé d’un peu moins de 10 ans. Une situation que le ministre juge préoccupante, estimant qu’un examen national comme le baccalauréat ne correspond pas au niveau de maturité attendu pour un enfant aussi jeune.
Lors d’une conférence de presse organisée à Arcueil, Édouard Geffray a rappelé qu’aucune règle spécifique n’encadre aujourd’hui l’âge des candidats libres au baccalauréat.
Actuellement, les familles peuvent inscrire leur enfant sans limitation particulière, ce qui permet à certains élèves très précoces de tenter l’examen bien avant l’âge habituel.
Le ministre souhaite instaurer un “âge plancher”

Face à cette situation, Édouard Geffray estime nécessaire de fixer une limite minimale. Le ministre considère que le baccalauréat suppose un certain niveau de maturité scolaire et personnelle, notamment parce qu’il marque normalement la fin des études secondaires et prépare à l’enseignement supérieur.
Selon lui, faire passer un examen aussi exigeant à un enfant de 8, 9 ou 10 ans ne constitue pas forcément une démarche bénéfique pour son développement.
Le ministre explique ainsi avoir demandé à ses services de lancer une “expertise” afin d’étudier la possibilité de mettre en place un “seuil plancher” pour l’inscription au baccalauréat.
L’objectif affiché serait d’éviter que certains enfants soient soumis à une préparation intensive à un âge jugé trop précoce pour ce type d’épreuve nationale.
Trouver un équilibre entre précocité et protection des élèves

Édouard Geffray insiste toutefois sur le fait qu’il ne souhaite pas empêcher les élèves particulièrement précoces de progresser dans leur parcours scolaire.
Le ministre estime qu’un équilibre doit être trouvé entre la reconnaissance des capacités exceptionnelles de certains enfants et la nécessité de préserver leur développement personnel.
Il précise vouloir examiner de près le parcours scolaire des jeunes candidats afin de distinguer les élèves réellement avancés des situations où l’examen serait passé “pour voir”.
Selon lui, le problème ne réside pas dans les prédispositions intellectuelles de certains enfants mais dans le risque de les exposer trop tôt à la pression d’un examen national aussi symbolique.
Cette réflexion intervient alors que la session 2026 du baccalauréat approche. Les épreuves générales et technologiques débuteront le 15 juin avec la traditionnelle épreuve de philosophie.
Les épreuves anticipées de français et de mathématiques en classe de première sont prévues les 11 et 12 juin, tandis que les épreuves du baccalauréat professionnel commenceront dès ce mercredi.










