À 65 ans, Pascal Bataille revient d’un long tunnel. Touché dans sa chair par la maladie, mais aussi profondément ébranlé par un deuil ancien et toujours vif, l’animateur emblématique tente de reconstruire sa vie entre douleurs physiques et blessures du cœur. Entre confession intime et résilience publique, il livre un témoignage bouleversant.

Le visage de Pascal Bataille évoque des souvenirs télévisuels forts pour toute une génération. Mais derrière les sourires du plateau, l’animateur de Y’a que la vérité qui compte a dû affronter une épreuve médicale particulièrement lourde : un cancer du poumon. La maladie a nécessité une opération importante, au cours de laquelle les chirurgiens ont retiré un lobe de son poumon droit. « Une chirurgie lourde, mais salvatrice », confie-t-il, aujourd’hui en phase de rémission après plusieurs mois de convalescence et de rééducation.
La vigilance toujours de mise

Même si les résultats médicaux sont pour l’heure rassurants, le spectre de la rechute n’est jamais loin. Pascal Bataille doit subir des examens réguliers pour surveiller une éventuelle récidive. Malgré cette épée de Damoclès, il aborde cette nouvelle étape de sa vie avec une sérénité relative. Mais un autre trouble chronique, souvent méconnu du grand public, vient compliquer son quotidien : depuis plus de trois décennies, il souffre d’acouphènes, un mal qu’il évoque avec lucidité dans son livre Petit Traité du silence à l’usage des gens bruyants, publié le 10 avril dernier.

