Mais ce qui le ronge encore davantage, c’est cette lettre envoyée par son père deux semaines avant sa mort, et qu’il n’a jamais osé ouvrir. Vingt-six années ont passé, mais l’enveloppe reste intacte, lourdement chargée d’émotion et de culpabilité. « Je m’en rapproche, j’ai peur de ce que je vais y découvrir », avoue-t-il avec pudeur. La question qui le hante jour et nuit est terrible : aurait-il pu éviter l’irréparable s’il avait lu cette lettre à temps ? Le doute, insupportable, le poursuit sans relâche.
Une confession qui sonne comme un appel

En se livrant aussi crûment, Pascal Bataille ne cherche ni la pitié ni le pardon. Il témoigne, tout simplement. Il partage le poids de la maladie, la lourdeur du non-dit, et l’impossible apaisement d’un deuil inachevé. Sa sincérité touche, d’autant plus qu’elle vient d’un homme habitué à tendre le micro aux autres. Cette fois, c’est lui qui se raconte, avec ses silences, ses blessures et son besoin de dire enfin ce qui pèse depuis trop longtemps.
