L’enquête judiciaire se poursuit après l’incendie meurtrier survenu à Crans-Montana lors de la nuit du Nouvel An.

Tandis que les familles attendent des réponses, de nouvelles informations venues de la presse italienne jettent une lumière particulièrement lourde sur le comportement présumé de la gérante du bar Le Constellation au moment du drame.
L’affaire connaît un nouveau tournant avec les informations publiées par La Stampa, s’appuyant sur des éléments révélés par La Repubblica. Selon ces sources, Jessica Moretti, cogérante du bar Le Constellation avec son époux Jacques, aurait quitté les lieux en emportant la caisse enregistreuse alors que l’incendie faisait rage. Une version des faits qui, si elle venait à être confirmée par la justice suisse, pourrait avoir de lourdes conséquences pénales.
Une fuite filmée par les caméras de surveillance

D’après les éléments rapportés par la presse transalpine, deux caméras de vidéosurveillance auraient capté la sortie de Jessica Moretti du bar, la montrant tenant fermement la caisse de l’établissement. Les images décriraient une scène particulièrement choquante : la gérante s’enfuyant alors que les flammes ravagent les lieux, le bras brûlé, tandis que des dizaines de clients se retrouvent piégés à l’intérieur. Son époux, Jacques Moretti, n’était pas présent sur place au moment des faits.
Le risque d’une nouvelle qualification pénale
Si ces images sont authentifiées et retenues par les enquêteurs, la justice pourrait envisager une inculpation pour non-assistance à personne en danger, en plus des chefs déjà retenus. Une hypothèse qui renforcerait considérablement la gravité du dossier, alors que le bilan humain reste l’un des plus lourds qu’ait connus la station suisse.
Une mise en examen déjà prononcée

À ce stade de la procédure, Jacques et Jessica Moretti ont été mis en examen pour « homicide par négligence », « lésions corporelles par négligence » et « incendie par négligence ». Les deux ressortissants français ont affirmé ne pas chercher à échapper à la justice. « Nous sommes dévastés et envahis par le chagrin », ont-ils déclaré mardi, tout en assurant leur volonté de coopérer avec les autorités helvétiques.
Un bilan humain toujours aussi glaçant
Le drame de Crans-Montana a coûté la vie à 40 personnes et fait 116 blessés. Neuf ressortissants français figurent parmi les victimes, dont plusieurs mineurs : cinq adolescents ou jeunes hommes âgés de 14, 17, 20, 23 et 39 ans, deux femmes de 26 et 33 ans, une Franco-Suisse de 24 ans et une adolescente franco-israélo-britannique de 15 ans. Un bilan qui continue de hanter les proches et l’opinion publique.










