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4 juillet 2026

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Six ans après les faits, le tribunal a tranché, mais le sentiment d’inachevé demeure pour les proches de l’adolescent décédé après un cours d’EPS malgré une dispense médicale formelle.

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Le tribunal correctionnel de Thonon-les-Bains a reconnu, ce mardi, la responsabilité pénale d’un professeur d’éducation physique et sportive dans le décès de l’un de ses élèves survenu en 2020. L’enseignant a été condamné à 18 mois de prison avec sursis et à une amende de 5 000 euros pour homicide involontaire.

Lors de l’audience du 25 novembre, le procureur avait qualifié la faute de « caractérisée » et requis deux ans de sursis. La défense, elle, plaidait la relaxe, estimant que la responsabilité ne pouvait reposer uniquement sur l’enseignant.

Un élève dispensé… mais présent en cours

Le jeune Baptiste, élève de cinquième âgé de 12 ans, souffrait depuis la naissance d’une hypertrophie du myocarde. Un certificat médical et une dispense officielle figuraient dans son dossier scolaire, rappelait le président du tribunal.

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Conformément aux règles de l’Éducation nationale, l’adolescent devait néanmoins assister aux cours d’EPS en tenue, afin d’effectuer des tâches annexes. Mais le 1er décembre 2020, lors d’un cycle d’endurance, il a participé à une course à pied sur la piste du collège de Bons-en-Chablais. Pris d’un malaise, il a été évacué en urgence vers l’hôpital de Genève, où il est décédé le lendemain.

Une information jugée insuffisante par l’enseignant

À la barre, le professeur quinquagénaire a assuré avoir appris « entre deux portes » que son élève souffrait d’un problème cardiaque, sans savoir qu’une dispense formelle figurait dans son dossier. Selon lui, l’adolescent lui aurait affirmé pouvoir courir « en adaptant son effort ».

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