L’enquête sur la disparition de Lyhanna continue de mobiliser d’importants moyens dans le Gers.

Alors que les recherches entrent dans leur septième jour, les investigations techniques se poursuivent autour du principal suspect. Les analyses réalisées sur son véhicule n’ont, à ce stade, révélé aucun élément permettant de confirmer l’hypothèse d’un acte criminel.
Au cœur de l’enquête figure toujours la voiture appartenant à Jérôme Barella, principal suspect dans la disparition de la jeune Lyhanna. Les experts chargés des investigations ont procédé à de nombreuses vérifications afin d’exploiter l’ensemble des indices susceptibles de faire progresser les recherches.
Selon les informations disponibles, les premières analyses n’ont pas mis en évidence d’élément particulièrement compromettant dans le véhicule. Les enquêteurs poursuivent néanmoins leurs examens afin d’obtenir une vision complète des déplacements et des événements liés à cette affaire.
Le véhicule fait l’objet d’une expertise approfondie menée par des spécialistes de la gendarmerie nationale.

Des traces de la jeune fille retrouvées sans élément suspect
Les analyses biologiques ont confirmé la présence de traces ADN de Lyhanna à l’intérieur de la voiture. Cette découverte n’a toutefois pas surpris les enquêteurs puisque plusieurs éléments du dossier indiquent que la jeune fille aurait été aperçue dans ce véhicule le jour de sa disparition.
À ce stade, aucune trace particulière n’a été identifiée permettant d’étayer l’hypothèse d’une agression ou d’un acte criminel, selon les informations communiquées par des sources proches de l’enquête.
Les experts poursuivent néanmoins leurs travaux afin de vérifier l’ensemble des indices présents dans l’habitacle et sur les différentes parties du véhicule.
Un important travail d’exploitation numérique

Parallèlement aux analyses matérielles, les enquêteurs s’intéressent aux systèmes électroniques embarqués dans la voiture. Bien que le véhicule soit relativement ancien, il dispose de plusieurs calculateurs et équipements susceptibles de fournir des informations utiles.
Les spécialistes de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) exploitent actuellement les données enregistrées par ces dispositifs, notamment celles liées au système de navigation.
Ce travail nécessite l’extraction, le traitement et l’analyse de nombreuses informations techniques. Les opérations se déroulent dans les locaux de l’IRCGN à Pontoise, où le véhicule a été transporté afin d’être examiné en détail.
Les experts poursuivent leurs investigations pour tenter de reconstituer avec précision les déplacements effectués et les éventuels trajets empruntés dans les heures ayant précédé ou suivi la disparition de l’adolescente.

D’importants moyens mobilisés sur le terrain
Pendant que les analyses scientifiques se poursuivent, les recherches de terrain continuent dans le Gers. Ce jeudi, près de 170 gendarmes restent mobilisés afin d’explorer de nouvelles pistes et d’inspecter des secteurs ciblés par les enquêteurs.
Des cavaliers issus d’un centre équestre participent également aux opérations afin de faciliter les recherches dans des zones difficiles d’accès, notamment les espaces boisés situés au sud de Fleurance, où Lyhanna a été aperçue pour la dernière fois.
Les forces de l’ordre poursuivent en parallèle un important travail de porte-à-porte auprès des habitants. L’objectif est de recueillir tout témoignage ou information susceptible d’aider à localiser la jeune fille et à faire progresser l’enquête.










