La glycémie, soit la concentration de glucose dans le sang, varie naturellement au cours de la journée en fonction de l’alimentation et de l’activité physique. Normalement, à jeun, elle se maintient entre 0,70 g/l et 1,10 g/l, mais ces chiffres peuvent légèrement varier en fonction de prédispositions génétiques individuelles. C’est lorsque ces variations deviennent trop fréquentes ou trop importantes qu’elles posent problème.
Le rôle clé de l’insuline

Alexandra Murcier, diététicienne-nutritionniste, précise que l’insuline est l’hormone essentielle dans la régulation de la glycémie. « Lorsque l’on n’est pas diabétique, ce taux de sucre reste relativement stable grâce à l’insuline, une hormone hypoglycémiante », explique-t-elle. Son action permet au corps de maintenir une glycémie équilibrée, empêchant ainsi les excès de sucre de devenir dangereux.
Pourquoi la glycémie augmente-t-elle soudainement ?

Le phénomène appelé « pic glycémique » intervient généralement après la consommation d’aliments riches en sucres ou ayant une charge glycémique élevée. Le corps reçoit soudainement une grande quantité de glucose, forçant le pancréas à produire rapidement une quantité importante d’insuline afin de réduire ce taux élevé. Ce mécanisme réactif sollicite fortement le pancréas et ne peut pas être éternellement répété sans conséquence.
Un système efficace mais vulnérable

Si le corps humain est remarquablement efficace pour gérer ces variations ponctuelles, il n’est toutefois pas infaillible. En effet, lorsque les pics glycémiques deviennent réguliers, le pancréas se fatigue progressivement, ce qui entraîne à long terme des troubles métaboliques et des problèmes de santé potentiellement graves. L’usure de ce mécanisme naturel de régulation est donc à prendre très au sérieux.
