
Devant la cour d’appel de Paris, les débats ont opposé une ligne accusatrice ferme à une défense qui insiste sur les circonstances et le rôle de l’entourage de l’actrice. Lors de l’audience devant la cour d’appel de Paris, le parquet général a requis des sanctions significatives à l’encontre de Isabelle Adjani. L’avocat général a demandé une peine de 18 à 24 mois de prison avec sursis probatoire, assortie d’une amende de 250 000 euros et de deux ans d’inéligibilité, dans le cadre de poursuites pour fraude fiscale aggravée et blanchiment.
Le magistrat a également sollicité la confirmation intégrale du jugement rendu en première instance. Selon lui, les éléments présentés lors de l’audience n’ont pas remis en cause l’analyse juridique initiale des faits, malgré la présence de l’actrice à ce procès en appel.
Une défense centrée sur la responsabilité de l’entourage
À la barre, Isabelle Adjani a rejeté toute intention frauduleuse. Elle s’est présentée comme victime de dysfonctionnements et d’erreurs imputables à ses conseillers, expliquant ne pas avoir directement géré ses obligations fiscales.

L’actrice a notamment évoqué sa difficulté à s’occuper des démarches administratives. Elle affirme avoir confié la gestion de ses affaires à des professionnels censés agir dans le respect des règles, tout en reconnaissant ne pas avoir contrôlé leurs actions de manière approfondie.
