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18 août 2026

Budget de « la Sécu » définitivement adopté : les médecins déconventionnés verront leurs prescriptions non remboursées

Pour certains praticiens, la convention ne permet tout simplement pas de couvrir la réalité de leur travail. La Dr Caroline Journel, généraliste spécialisée en gérontologie, explique proposer des bilans complets, longs et complexes, impossibles à faire entrer dans les grilles tarifaires classiques. « Si mes prescriptions ne sont plus remboursées, cela ne sera plus possible », alerte-t-elle, soulignant que ce sont avant tout les patients âgés et fragiles qui en subiront les conséquences.

Une médecine à deux vitesses assumée ?

Les défenseurs du secteur 3 renversent l’accusation. Pour eux, la véritable médecine à deux vitesses naît précisément du déremboursement des prescriptions, et non de la liberté tarifaire. Une position qui alimente le débat sur l’équilibre entre régulation publique et autonomie médicale, dans un système déjà sous tension.

Le syndicat SM3 l’annonce clairement : le Conseil constitutionnel sera saisi. L’argument central reposera sur l’inégalité de traitement entre assurés sociaux, selon le médecin prescripteur consulté. « Nous nous y préparons depuis un an », assure le Dr Dadsetan, convaincu que le texte est juridiquement fragile.

La date d’entrée en vigueur, fixée au 1er janvier 2027, laisse un temps d’adaptation. Mais peu de médecins de secteur 3 envisagent de rentrer dans le rang, selon leur syndicat. Certains évoquent un passage au salariat, d’autres un départ à l’étranger, voire une reconversion. Une fuite silencieuse des compétences, qui pourrait accentuer encore les déserts médicaux.

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