La colère du monde agricole s’est exprimée sans détour aux abords de l’Assemblée nationale.

Venue à la rencontre des manifestants, la présidente de l’institution a été accueillie par des huées et des invectives, illustrant un climat de défiance inédit entre les représentants politiques et une profession en crise.
Ce mercredi, Yaël Braun-Pivet a quitté le palais Bourbon pour aller à la rencontre des agriculteurs mobilisés à Paris. L’accueil a été immédiatement hostile, marqué par des sifflets nourris, des insultes et des cris appelant à sa « démission ». Une scène révélatrice de la fracture qui s’est creusée entre le monde agricole et les institutions, dans un contexte de mobilisation nationale.

Des mesures de sécurité renforcées
Face à la virulence de la foule, les agents chargés de la protection de la présidente de l’Assemblée nationale ont redoublé de vigilance, allant jusqu’à protéger son visage par crainte d’un jet de projectile. Cette tension palpable a contraint la délégation officielle à écourter les échanges sur place, tant l’atmosphère était électrique.
La colère agricole s’exprime sans filtre

Autour de Assemblée nationale, les manifestants ont laissé éclater leur exaspération. Les huées et slogans hostiles traduisaient un profond sentiment d’abandon, nourri par les difficultés économiques, la pression réglementaire et la crainte d’un avenir incertain pour la profession. Un rejet frontal de la parole politique, perçue par beaucoup comme déconnectée des réalités du terrain.










