Un troisième signe concerne la difficulté à reconnaître ses responsabilités. Dans une relation déséquilibrée, les problèmes sont systématiquement attribués aux autres, tandis que toute tentative de demander des explications peut être présentée comme excessive ou injustifiée.
Le changement d’attitude selon les personnes présentes constitue un autre indice possible. Quelqu’un peut se montrer extrêmement chaleureux face à une personne avant de la critiquer dès qu’elle quitte la pièce. Lorsque cette attitude devient habituelle, elle peut fragiliser la confiance au sein des relations.
La culpabilisation représente également un mécanisme fréquent. Des formulations suggérant qu’un refus serait décevant ou incompatible avec les qualités supposées de l’interlocuteur peuvent être utilisées pour obtenir un service. La gentillesse devient alors un moyen indirect de rendre le refus émotionnellement plus difficile.
Sept signaux qui prennent leur sens lorsqu’ils se répètent
Au total, plusieurs comportements peuvent attirer l’attention lorsqu’ils deviennent habituels : une amabilité dépendante des circonstances, des plaisanteries passives-agressives, le refus d’assumer ses torts, une attitude différente en public et en privé, la culpabilisation, la recherche permanente de reconnaissance et le malaise ressenti par l’entourage.
Le besoin d’obtenir des compliments après chaque geste généreux peut notamment être révélateur. Une personne peut régulièrement raconter ses bonnes actions, rappeler les services qu’elle a rendus ou chercher à obtenir une reconnaissance importante pour des attentions ordinaires. La générosité devient alors étroitement associée au regard et à l’approbation des autres.
Le septième indicateur est plus subjectif : il concerne les sensations éprouvées après les échanges. Certaines personnes constatent qu’elles ressortent systématiquement d’une conversation fatiguées, tendues, coupables ou avec le sentiment d’avoir dû surveiller chacune de leurs paroles.


