Ce ressenti ne constitue évidemment pas, à lui seul, la preuve que l’autre agit volontairement de manière malveillante. Il peut néanmoins constituer une information utile lorsqu’il apparaît systématiquement avec la même personne et qu’il accompagne plusieurs comportements problématiques.
La thérapeute Laura K. Connell s’est notamment intéressée à cette difficulté à faire confiance à son propre ressenti. La volonté de rester constamment agréable et d’éviter les conflits peut conduire certaines personnes à minimiser leur inconfort, voire à se demander si elles ne sont pas elles-mêmes responsables du problème.
L’important reste donc de considérer l’ensemble de la relation. Un comportement occasionnel ne suffit pas à définir une personnalité, tandis qu’une accumulation durable de remarques dévalorisantes, de culpabilisation et de changements d’attitude mérite davantage d’attention.
