Larcher assume le rôle du Sénat face aux coupes budgétaires

Malgré la pression, le président du Sénat n’a pas reculé. Face à l’accusation de flou, il a réaffirmé le rôle clé de son institution dans la défense des collectivités territoriales : “C’est la responsabilité du Sénat de représenter les territoires”, a-t-il martelé. Il s’est posé en garant du dialogue démocratique, insistant sur les échanges nécessaires entre l’exécutif et la majorité sénatoriale pour préserver un équilibre républicain.
Dans sa réponse, il a tenu à rappeler que les ministres peuvent faire des propositions, mais que le Sénat a toute légitimité pour faire entendre sa voix. Une manière claire de réaffirmer son indépendance vis-à-vis de la ligne gouvernementale, sans céder à la rhétorique politicienne.
Une attaque directe contre la politique d’Emmanuel Macron

Gérard Larcher ne s’est pas contenté de défendre l’action du Sénat. Il a également adressé un tacle direct au chef de l’État, qu’il juge responsable de l’actuelle dérive fiscale. “La faute originelle, c’est la suppression de la taxe d’habitation”, a-t-il lancé, rappelant que cette mesure, prise en 2017, a privé l’État de 22 milliards d’euros.
Il a déploré une décision qu’il considère comme le point de départ d’un déséquilibre profond. “Ce sont désormais uniquement les propriétaires qui financent les services publics locaux”, a-t-il déploré. Une situation qui, selon lui, nuit à l’équité fiscale et creuse un fossé entre les citoyens.
Les locataires dans le viseur des débats fiscaux

Dans un discours chiffré, Gérard Larcher a dénoncé les conséquences concrètes de cette réforme : dans certaines communes de son département, plus de 60 % des habitants sont locataires, parfois même 70 %. Résultat ? La fiscalité locale repose aujourd’hui sur une minorité : les seuls propriétaires.
