Une attaque directe contre la politique d’Emmanuel Macron

Gérard Larcher ne s’est pas contenté de défendre l’action du Sénat. Il a également adressé un tacle direct au chef de l’État, qu’il juge responsable de l’actuelle dérive fiscale. “La faute originelle, c’est la suppression de la taxe d’habitation”, a-t-il lancé, rappelant que cette mesure, prise en 2017, a privé l’État de 22 milliards d’euros.
Il a déploré une décision qu’il considère comme le point de départ d’un déséquilibre profond. “Ce sont désormais uniquement les propriétaires qui financent les services publics locaux”, a-t-il déploré. Une situation qui, selon lui, nuit à l’équité fiscale et creuse un fossé entre les citoyens.
Les locataires dans le viseur des débats fiscaux

Dans un discours chiffré, Gérard Larcher a dénoncé les conséquences concrètes de cette réforme : dans certaines communes de son département, plus de 60 % des habitants sont locataires, parfois même 70 %. Résultat ? La fiscalité locale repose aujourd’hui sur une minorité : les seuls propriétaires.
“Ce n’est pas juste”, a-t-il insisté avec gravité, en soulignant que beaucoup de bénéficiaires des services publics ne contribuent plus à leur financement. Une manière d’interpeller le gouvernement sur la nécessité de rétablir un modèle fiscal plus équilibré.
