L’ancien Premier ministre, Dominique de Villepin, s’est ouvertement insurgé contre la méthode de gouvernance d’Emmanuel Macron, critiquant la manière dont les décisions sont prises à l’Élysée.
« Le fait d’avoir de la politique en chambre et pas fait comme on devrait faire, » a-t-il déclaré, soulignant un manque de délégation et de négociations autonomes par le Premier ministre avec les groupes parlementaires, un processus qu’il estime vital pour une démocratie saine.
Métaphore culinaire pour une politique indigeste

De Villepin a utilisé une métaphore culinaire pour décrire la politique actuelle, la comparant à un déjeuner sans saveur et indigeste.
Il attribue une part de cette « indigestion » à la présidence de Macron, critiquant ce qu’il considère comme un mélange confus et peu stratégique des enjeux politiques, où « on a tout mélangé : entrée, plat, dessert. »

La tension était également palpable lors de l’échange avec la journaliste Léa Salamé, qui a interrogé de Villepin sur les réactions de la gauche face à la nomination de Bernard Cazeneuve.
La réponse de de Villepin fut cinglante, accusant la journaliste et, par extension, le paysage médiatique, de polariser inutilement le débat politique.
« Nous sommes tous en train de perdre Mme Léa Salamé, tous, collectivement ! » a-t-il lancé, mettant en lumière un sentiment de frustration généralisée face à la situation politique.