Les textiles qui composent un lit peuvent par ailleurs héberger différents micro-organismes. Des recherches ont ainsi étudié la présence de bactéries et de champignons dans la literie, ainsi que l’intérêt de certaines protections de matelas pour limiter leur colonisation.
Une étude britannique consacrée à des oreillers déjà utilisés avait notamment mis en évidence la présence de différentes espèces de champignons, parmi lesquelles Aspergillus fumigatus. Ce champignon mérite une attention particulière chez certaines personnes fragiles, notamment immunodéprimées ou souffrant de pathologies respiratoires spécifiques.
Laisser sécher le lit ne permet évidemment pas d’éliminer à lui seul l’ensemble des acariens, bactéries ou champignons présents dans un logement. Il s’agit avant tout d’agir sur l’humidité afin de rendre la literie moins favorable à certains organismes qui apprécient les environnements humides.
Aérer ne remplace pas le nettoyage régulier de la literie
Cette habitude matinale doit donc être considérée comme un complément aux autres mesures d’entretien. Aérer son lit ne dispense pas de laver régulièrement les draps, les taies d’oreiller et les autres éléments de literie compatibles avec le lavage.
Le matelas doit lui aussi bénéficier d’un entretien adapté. L’utilisation d’une protection lavable peut notamment constituer une barrière supplémentaire entre le dormeur et le matelas, tout en facilitant l’entretien régulier de la literie.
Au réveil, une routine très simple peut donc être adoptée : rabattre la couette, dégager les oreillers et laisser circuler l’air autour des draps et du matelas. Une fenêtre peut parallèlement être ouverte pendant quelques minutes lorsque la météo et la qualité de l’air extérieur s’y prêtent.

