Les deux visages de la prescription acquisitive

En droit français, la loi prévoit deux formes principales de prescription permettant de revendiquer la propriété d’un bien immobilier :
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La prescription abrégée de 10 ans : Elle concerne les occupants qui détiennent un titre de propriété vicié (par exemple, un acte de vente invalide) et qui sont de bonne foi, c’est-à-dire qu’ils ignoraient ne pas avoir acquis le bien légalement. Si le véritable propriétaire ne conteste pas la possession dans un délai de dix ans, l’occupant peut devenir légalement propriétaire.
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La prescription trentenaire de 30 ans : Elle concerne les cas les plus extrêmes, sans aucun titre ni bonne foi. Si un individu occupe un bien pendant 30 ans de manière ininterrompue, publique, paisible et à titre de propriétaire, il peut faire reconnaître ses droits, même s’il savait parfaitement qu’il ne possédait pas le bien à l’origine.
👉 La mauvaise foi ne bloque donc pas l’usucapion. La Cour de cassation a tranché : la conscience d’occuper illégalement un bien ne suffit pas à empêcher la prescription trentenaire.
