Au final, à peine 21 % de tous les diabétiques bénéficient d’une gestion réellement efficace.
Ces chiffres révèlent une faille majeure entre le dépistage, le traitement et le contrôle de la maladie, notamment dans les systèmes de santé fragiles.
Des disparités régionales marquées
L’analyse met en évidence de fortes inégalités géographiques :
-
Amérique du Nord : meilleurs taux de diagnostic.
-
Région Asie-Pacifique : taux de traitement les plus élevés.
-
Sud de l’Amérique latine : meilleure maîtrise de la glycémie.
-
Afrique subsaharienne centrale : moins de 20 % des diabétiques connaissent leur état.
Ces disparités traduisent des écarts d’accès aux soins, aux médicaments et aux outils de surveillance.
Une urgence sanitaire mondiale
Pour les chercheurs, il est crucial d’investir massivement dans le dépistage précoce, surtout chez les jeunes, et de renforcer l’accès aux traitements dans les régions défavorisées. L’Organisation mondiale de la santé s’est fixée un objectif ambitieux : diagnostiquer cliniquement 80 % des personnes diabétiques d’ici 2030. Sans efforts accrus, le nombre de patients non diagnostiqués risque d’alimenter une crise de santé publique mondiale, mettant sous tension les systèmes de soins et augmentant la mortalité liée au diabète.

