Un vol à la roulotte a viré au drame samedi soir à Marseille, dans le 13ᵉ arrondissement.

Une confrontation brève, violente, et totalement imprévisible, qui a laissé un homme dans le coma et un autre entre les mains de la police avant d’être finalement relâché. Le quartier de la Croix-Rouge, habituellement calme, se retrouve sous le choc.
Il est un peu plus de 23 heures lorsque un automobiliste regagne son véhicule après avoir dîné dans un restaurant du boulevard Brumaire. En s’approchant, il aperçoit un individu en train de fouiller l’intérieur de sa voiture.
Pris sur le fait, le voleur s’enfuit immédiatement, mais la victime, déterminée à ne pas le laisser disparaître, court prévenir le restaurateur – un ami – qui pratique le MMA. Ensemble, les deux hommes se lancent à sa poursuite dans l’obscurité.
Une course-poursuite qui dégénère

Selon le témoignage du restaurateur, repris par La Provence, le fuyard aurait sorti un objet de sa sacoche, perçu d’abord comme un couteau. Il s’agissait en réalité d’un tournevis.
Convaincu qu’il était sur le point d’être attaqué, le restaurateur affirme avoir réagi instinctivement :
« Il a voulu me planter… J’ai fait un pas de retrait et je lui ai donné un coup de poing. C’était de la légitime défense. »
Le coup est unique, mais d’une violence telle que le jeune homme s’effondre, inconscient. Il aurait même tenté de monter dans une voiture de passage pour fuir, sans succès, juste avant l’impact.
Un blessé dans le coma, un pronostic vital engagé

Lorsque les marins-pompiers arrivent, la victime est dans le coma. Les secours doivent l’intuber sur place avant de le transporter en urgence vers l’hôpital, avec un pronostic vital engagé.
Le jeune homme, dont l’identité reste floue, serait un étranger en situation irrégulière selon les premières informations. L’affaire, d’une extrême gravité, a immédiatement mobilisé les services de police.
Le restaurateur entendu puis relâché
Âgé de 32 ans, le restaurateur a été placé en audition une bonne partie de la nuit. Son témoignage, associé à celui du propriétaire du véhicule, évoque un geste unique, réalisé dans un contexte perçu comme dangereux.
Il a été laissé libre sans poursuites immédiates.
Le lendemain, il se rend lui-même à l’hôpital pour prendre des nouvelles du blessé :
« L’équipe médicale m’a dit qu’il était réveillé et qu’il allait bien. Une telle chose ne s’était jamais produite dans le quartier de la Croix-Rouge. C’est un endroit très calme. »










