L’air se charge de chaleur extrême tandis que les flammes gagnent le plafond, rendant toute évacuation difficile. En tentant de fuir, Fabienne et Gilles se retrouvent confrontés à un mouvement de foule bloquant l’accès à une sortie. Fabienne décrit un moment de panique intense, évoquant une sensation d’être submergée par un « rouleau de feu ».
Dans ces conditions chaotiques, Gilles parvient néanmoins à extirper sa sœur de l’établissement. Tous deux présentent des brûlures importantes, notamment au niveau des cheveux pour Fabienne, et à la nuque, au dos et aux mains pour Gilles, qui perd connaissance peu après leur sortie.
Des blessures graves et des séquelles durables
Transportés à l’hôpital après avoir trouvé refuge dans un établissement voisin, les deux victimes ont dû faire face à des conséquences médicales lourdes. Fabienne, brûlée sur environ 10 % de son corps, a subi plusieurs interventions chirurgicales, tout en étant confrontée à des troubles psychologiques persistants.
Elle évoque notamment des souvenirs envahissants, des angoisses marquées et des difficultés à retrouver une vie sociale normale. De son côté, Gilles, dont les brûlures couvrent près de 30 % du corps, a été plongé dans un coma artificiel dès son admission à l’hôpital, son pronostic vital étant engagé.
Son parcours médical s’est poursuivi dans plusieurs établissements spécialisés, notamment à Zurich, Lucerne puis Lausanne, où il a subi des greffes de peau. Cette prise en charge s’est déroulée loin de ses proches, accentuant l’épreuve vécue.
Une plainte élargie à l’ensemble du cercle familial

