Un crime prémédité, une cupidité déguisée en amour. André Rebelo, un Australien de 29 ans, a été condamné à perpétuité pour le meurtre de sa mère, Colleen Rebelo, dans une sombre affaire mêlant fraude, assurances-vie et train de vie luxueux. Un drame familial où l’appât du gain a pris le pas sur les liens du sang.
André Rebelo, ancien chauffeur-livreur devenu trader en cryptomonnaies, a planifié avec une précision glaçante le meurtre de sa mère en mai 2020. Son objectif ? Empocher près d’un million d’euros grâce à trois assurances-vie souscrites frauduleusement à son nom. Quelques jours après la signature des contrats, le corps de Colleen, 58 ans, était découvert sans trace de violence sous la douche de sa maison de Bicton. Une mise en scène macabre pour faire passer le crime pour une mort naturelle.
L’envers du décor d’une vie Instagram parfaite
Derrière les posts glamours et les sourires affichés sur Instagram, le couple formé par André Rebelo et l’influenceuse Gracie Piscopo cachait une réalité bien moins reluisante. Endetté à hauteur de 112 000 euros, Rebelo tentait désespérément de maintenir un train de vie à la hauteur des attentes de sa compagne, qui ignorait tout de ses difficultés financières. Piscopo, suivie par un million d’abonnés, pouvait gagner jusqu’à 8 000 dollars par publication, mais Rebelo, lui, était à la dérive.
La chute d’un homme prêt à tout
« Votre personnalité fabriquée avec Mme Piscopo comptait plus que votre propre mère », a asséné le juge Bruno Fiannaca lors du verdict. Rebelo, qui promettait à sa compagne des gains mirobolants en cryptomonnaies, a basculé dans l’irréparable en orchestrant le meurtre de celle qui lui avait donné la vie. Trois jours seulement après le décès, il tentait déjà de toucher l’argent des assurances, un empressement qui a mis la puce à l’oreille des enquêteurs.
Un procès sans concession
Pendant huit semaines, la Cour Suprême d’Australie-Occidentale a disséqué ce crime prémédité. Rebelo a nié toute implication dans la mort de sa mère, prétendant avoir cru à un suicide. Une défense jugée « insoutenable » par le procureur Brett Tooker, qui y a vu une ultime tentative de manipulation. Condamné à perpétuité avec un minimum de 25 ans derrière les barreaux, Rebelo paiera cher son acte. Gracie Piscopo, elle, a tourné la page et refait sa vie loin de ce cauchemar.
Cette affaire soulève une question troublante : jusqu’où peut-on aller pour préserver une image de réussite ? Le besoin de paraître, exacerbé par Instagram, a poussé Rebelo à commettre l’irréparable. Un drame qui rappelle que derrière les filtres et les likes, se cachent parfois des abîmes de désespoir et de folie.