Ce contraste saisissant entre son état visible et sa disparition soudaine alimente les spéculations autour d’une possible résignation volontaire. Le médecin évoque même une certaine perplexité face à la chronologie des faits : « Jusqu’à la veille, tout paraissait aller… sinon mieux, du moins moins mal », avant d’être interrompu par le présentateur.
Le récit bouleversant des derniers instants

Un témoignage rapporté par le Vatican News vient renforcer l’idée d’un départ maîtrisé. Selon Valérie Bénaïm, le pape François aurait demandé à son infirmier : « Tu crois que je peux le faire ? », juste avant de se rendre une dernière fois sur la place Saint-Pierre. Encouragé, il s’y serait attardé près de quinze minutes.
Ses derniers mots auraient été empreints d’une grande simplicité et d’une gratitude profonde : « Merci. Merci de m’avoir fait retourner sur la place Saint-Pierre ». Une phrase qui, selon ses proches, résonne comme un adieu. Elle donne le sentiment que le pape aurait voulu boucler la boucle, accomplir ce dernier geste symbolique avant de s’éteindre paisiblement.
Une mort en conscience ? La thèse prend de l’ampleur

Certains observateurs vont plus loin encore. Un journaliste d’Europe 1 affirme que le pape aurait choisi le moment de sa mort, en s’abandonnant à elle après avoir ressenti que son œuvre était accomplie. « Une belle mort », dit-il, « en ce lundi de Pâques, une fin presque mystique ».
La docteure Claire Fourcade, spécialiste des soins palliatifs, confirme cette hypothèse : des patients, lorsqu’ils sentent leur mission terrestre achevée, peuvent décider inconsciemment – ou délibérément – de partir. « Cela se produit souvent de nuit, ou lorsque la pièce est vide. Un choix intime, serein, intérieur », explique-t-elle.
Qu’il s’agisse d’un AVC imprévisible ou d’un ultime acte de foi, la fin de vie du pape François fascine autant qu’elle interroge. Ce pontife, surnommé le pape des pauvres, aura marqué l’histoire par sa simplicité, son humilité, et peut-être aussi, par le calme avec lequel il aurait accueilli la mort, comme le dernier chapitre d’un pontificat habité par le sens du devoir.
