
Atteint d’un cancer du foie, Thierry Ardisson savait ses jours comptés. Fidèle à lui-même, il n’a rien laissé au hasard. Bien avant son décès, il avait déjà prévu la tonalité de son départ : bruit, lumière, et confession sans filtre. Son ultime provocation ? Un documentaire diffusé à peine deux jours après sa mort, ce mercredi 16 juillet, sur TF1, en deuxième partie de soirée.

Réalisé par sa compagne Audrey Crespo-Mara, journaliste phare de la chaîne, ce film posthume, intitulé La face cachée de l’homme en noir, offre un regard intime et cru sur les derniers mois de sa vie. La caméra de sa femme l’a suivi dans son combat contre la maladie, tout en retraçant les étapes marquantes de sa carrière médiatique et de sa vie personnelle. Une mise en abyme volontaire, où Ardisson choisit de se raconter et de se dévoiler, même au seuil de la mort.
Une sortie qui divise jusque dans les médias

Mais cette programmation éclair suscite déjà des remous dans le paysage audiovisuel français. Sur les réseaux sociaux, certains professionnels s’étonnent du rythme effréné imposé à cet hommage. Julien Courbet, figure de M6, n’a pas mâché ses mots : « Il n’est même pas enterré… Je suppose que c’était sa volonté… Ça fait quand même bizarre. » Ce commentaire souligne une gêne diffuse, entre admiration pour le geste artistique et malaise face à une mort rendue spectacle.
