De son côté, l’entreprise Tefal conteste fermement les accusations portées contre elle. Dans une déclaration transmise à l’AFP, le groupe affirme que cette procédure ne vise pas à remettre en cause la liberté syndicale ni le débat public. L’entreprise estime toutefois que la liberté d’expression ne permet pas d’attribuer des faits qu’elle juge inexacts.
Tefal assure également réfuter toute accusation de répression syndicale. Cette affaire intervient dans un contexte où les questions liées aux PFAS font l’objet d’une attention croissante de la part des autorités sanitaires, des associations environnementales et des organisations syndicales.
Une deuxième procédure judiciaire en quelques mois

Cette annonce intervient alors que Sophie Binet avait déjà évoqué, en décembre dernier, une autre mise en examen dans une affaire distincte. Celle-ci concernait des propos tenus à la radio au sujet de grands dirigeants d’entreprise, dans un débat autour des questions fiscales et des délocalisations.
La secrétaire générale de la CGT a estimé que la multiplication de ces procédures judiciaires soulevait la question de la protection de la liberté d’expression syndicale. Elle a appelé les parlementaires ainsi que le gouvernement à se saisir du sujet afin d’encadrer davantage ces situations.
