Pour Manon, cette période demeure particulièrement douloureuse. Elle évoque des journées marquées par l’attente, le déni et la souffrance de son grand-père avant son décès. Elle confie avoir longtemps ressenti une profonde colère mêlée à une immense tristesse, tout en continuant à chercher des réponses aux nombreuses questions restées sans explication.
Sa mère, Séverine, partage ce sentiment. Depuis qu’elle a appris l’existence du premier accident, elle estime que plusieurs décisions auraient pu empêcher le conducteur de reprendre le volant. Elle s’interroge notamment sur l’absence de suspension du permis de conduire après un premier accident ayant déjà coûté la vie à un piéton.
Pour la famille, la succession des événements laisse apparaître une défaillance des mécanismes censés prévenir la répétition d’un tel accident. Cette conviction alimente aujourd’hui leur détermination à obtenir des explications devant la justice.
