Au cours de la soirée, l’ambiance a progressivement pris une tournure inhabituelle. Plusieurs policiers auraient notamment utilisé des extincteurs du commissariat pour improviser une bataille de mousse. Des équipements normalement destinés à intervenir en cas de départ de feu ont ainsi été utilisés pendant les festivités.
La soirée s’est ensuite poursuivie avec l’utilisation de mortiers d’artifice dans la cour du commissariat. Des policiers ont procédé à plusieurs tirs, dont certains projectiles sont retombés sur la toiture végétalisée du bâtiment. La végétation présente sur le toit, particulièrement sèche à cette période estivale, s’est alors embrasée.
Le toit du commissariat prend feu après les tirs
L’incendie provoqué par la retombée des artifices a nécessité l’intervention des secours. Les sapeurs-pompiers ont dû se déplacer jusqu’au commissariat afin de maîtriser les flammes sur la toiture. Aucun blessé n’a été signalé à la suite de cet incident.
Les circonstances de l’incendie ont rapidement soulevé des interrogations, notamment en raison de l’utilisation préalable des extincteurs pendant la soirée. Ces équipements de sécurité avaient été détournés de leur fonction quelques instants avant qu’un véritable feu ne se déclare dans le bâtiment. Les investigations administratives devront notamment déterminer précisément le déroulement des événements et les responsabilités individuelles.
L’affaire a été révélée le 11 août par Mediapart, avant d’être confirmée par d’autres médias. Une enquête administrative a été ouverte à la suite des événements survenus au commissariat de Saint-Denis. À ce stade, aucune sanction disciplinaire liée à l’incendie n’a été publiquement annoncée.
Deux policiers sous contrôle judiciaire étaient également présents
La soirée comporte par ailleurs un autre volet. Selon les informations publiées sur cette affaire, deux anciens membres de la BAC se trouvaient au commissariat alors qu’ils étaient soumis à un contrôle judiciaire leur interdisant notamment de se rendre à Saint-Denis et d’entrer en contact l’un avec l’autre. Leur présence lors du pot de départ constituait donc un non-respect des obligations qui leur avaient été imposées.


