Si certaines communes prennent en charge les frais liés à ces intrusions, la ville de Poitiers a refusé de le faire, estimant que les procédures judiciaires n’ont pas été lancées assez tôt. Un argument jugé injuste par l’avocat du propriétaire, Me George Hemery, qui dénonce une forme de double peine : « On ne peut pas réclamer à une victime les dégâts provoqués par un squatteur. »
Une audience devant le tribunal civil est programmée le 13 juin. Le but : obtenir des dommages et intérêts au titre de l’occupation illégale et des dégradations causées. L’avocat envisage aussi de porter l’affaire devant le juge administratif, espérant faire reconnaître la responsabilité de l’administration dans l’inaction.
Des cas de plus en plus fréquents

Ce fait divers s’inscrit dans une série de cas similaires à travers la France. Certains propriétaires, désespérés par la lenteur des procédures, choisissent des méthodes extrêmes. Comme cet homme qui, après deux ans de squat, a détruit sa propre maison à coups de masse, ne voyant aucune autre issue que de raser ce qui lui appartenait.
Malgré l’existence de dispositifs légaux censés faciliter l’expulsion de squatteurs, la réalité reste cruellement défavorable aux propriétaires. En l’absence de réponses rapides des autorités, le sentiment d’injustice gagne du terrain. Un vide juridique persiste, rendant certains logements plus vulnérables que jamais.
