Alors que les vacances ou de simples absences prolongées peuvent exposer un logement à l’intrusion, certains propriétaires se retrouvent totalement impuissants face à des squatteurs déterminés.

Le cas survenu à Poitiers révèle l’ampleur de ce phénomène et met en lumière les failles administratives qui laissent parfois les victimes dans une situation intenable.
À Poitiers, un homme de 95 ans a vu sa maison investie par des squatteurs pendant plus d’un an, sans qu’aucune mesure rapide n’ait pu être prise pour le protéger. Malgré des démarches répétées, notamment engagées par son fils, les procédures se sont révélées longues et fastidieuses, illustrant la complexité juridique à laquelle se heurtent de nombreux propriétaires.
Une expulsion refusée par la préfecture

En août 2024, une demande d’expulsion a été adressée à la préfecture, sans succès. Le préfet a refusé son concours, invoquant l’absence de preuve d’une prise de possession par voie de fait, de manœuvre ou de violence. Une décision qui a prolongé l’occupation illégale jusqu’en février 2025. À leur départ, les squatteurs ont laissé un logement dévasté, devenu inhabitable.
Des dégâts matériels considérables

Les conséquences matérielles sont désastreuses : canalisations détruites, tuyauteries sectionnées, et une fuite d’eau massive. Résultat, le vieil homme se retrouve avec une facture de 17 000 euros, due à une consommation d’eau dont il n’est pourtant pas responsable. Selon la législation en vigueur, l’eau ne peut être coupée, même en cas d’occupation illégale, ce qui empêche les propriétaires de se protéger eux-mêmes de ces abus.

