Un matériau polluant et toxique
Le cuir n’est pas seulement un sujet éthique. Il pose également un problème environnemental de première importance. Le tannage et la transformation des peaux nécessitent jusqu’à 170 produits chimiques, dont certains hautement nocifs comme le cyanure ou le chrome hexavalent. En renonçant à ce matériau, Renault fait donc un choix à la fois moral et industriel, en cohérence avec ses objectifs RSE.
Vers une tendance de fond dans l’industrie ?
Renault n’est pas la première marque à s’engager sur cette voie, mais sa décision marque un tournant pour l’industrie automobile française. Face à la pression écologique, aux nouvelles exigences sociétales et à la montée de la conscience vegan, les constructeurs se réinventent, parfois plus vite que prévu.
La voiture de demain sera-t-elle entièrement dépourvue de composants d’origine animale ? Renault semble avoir déjà répondu à cette question, et la course à l’habitacle « propre » est bel et bien lancée.

