Et si le salarié a également cotisé en France ? Grâce aux accords bilatéraux entre les deux pays, les périodes d’activité sont totalisées : chaque pays calcule sa part, et deux pensions distinctes sont versées, l’une par la CARSAT française, l’autre par la caisse de compensation suisse. Une seule demande de retraite auprès de la caisse française suffit pour enclencher les deux processus.

En matière de couverture santé, les retraités percevant également une pension française restent affiliés à la Sécurité sociale. En revanche, ceux ne touchant qu’une retraite suisse doivent choisir, dans les trois mois suivant leur départ, entre la CMU française et l’assurance maladie suisse (LAMal).
Des montants qui varient selon la carrière
La retraite suisse est souvent plus généreuse qu’en France, mais elle dépend de nombreux critères : durée de cotisation, niveau de salaire et rendement du 2ᵉ pilier.
En 2025, la rente AVS atteint un maximum de 2 520 CHF mensuels. À cela peut s’ajouter une retraite LPP estimée entre 1 500 et 2 000 CHF, voire plus selon les parcours. Ainsi, une pension totale entre 3 000 et 4 500 CHF est envisageable, soit entre 3 100 et 4 600 euros par mois, selon le taux de change.
Jean-Marc, 68 ans, résidant à Annecy, illustre ce cas : après 35 ans de carrière dans le canton de Vaud, il perçoit 3 300 CHF mensuels. « C’est plus qu’une carrière complète en France », confie-t-il, mais les impôts français grèvent une partie de cette somme.
