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10 juillet 2026

Présidentielle : Jadot appelle Tondelier à ne pas entretenir « l’ambiguïté d’une candidature unique de la gauche » avec Mélenchon

Dans un entretien incisif accordé à Libération, l’ancien candidat écologiste à la présidentielle appelle à une rupture claire et irréversible avec le chef de file de La France insoumise. Une prise de position qui sonne comme un avertissement lancé à sa propre famille politique. Pour Yannick Jadot, la gauche ne peut plus faire semblant : une candidature commune en 2027 avec Jean-Luc Mélenchon est une impasse. « Il faut clarifier notre rapport à Jean-Luc Mélenchon », martèle-t-il, estimant que prolonger le flou autour d’une possible union serait « construire la déception des électeurs de demain, et la défaite ». Selon lui, la divergence n’est plus seulement stratégique, mais profondément idéologique, et justifie que les écologistes fassent désormais cavalier seul.

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Dans le viseur de l’ancien eurodéputé : Marine Tondelier, actuelle secrétaire nationale d’EELV, à qui il reproche de maintenir volontairement une ambiguïté nuisible. Il lui demande de dire les choses « franchement », au risque sinon de « baratiner » les électeurs et de nourrir une dynamique qu’il juge « déceptive et démobilisatrice ». Pour Jadot, l’heure n’est plus aux tactiques électoralistes, mais à la clarté politique.

L’antifascisme ne suffit pas à faire un projet

S’il reconnaît l’importance du combat antifasciste dans le contexte actuel, Yannick Jadot prévient : cela ne constitue pas un projet politique en soi. « Ce n’est pas un projet de reconquête des classes populaires et moyennes », affirme-t-il, en appelant à bâtir une alternative sérieuse, autonome et crédible, capable de parler à tous les électeurs de gauche sans passer par l’entonnoir mélenchoniste.

Dans cette optique, l’idée d’une primaire reste acceptable pour lui, à condition qu’elle exclue Mélenchon et les siens. Faire croire qu’un grand rassemblement allant du NPA à François Hollande, en passant par LFI, serait possible, relèverait selon lui du fantasme pur. « Ce n’est pas sérieux », tranche-t-il. L’enjeu, martèle-t-il, est de construire une gauche non-mélenchoniste, claire dans ses valeurs et dans ses alliances.

Municipales : Jadot prêt à combattre ses propres alliés

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