À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, les ambitions politiques se précisent et dessinent un paysage inédit.

Plusieurs anciens Premiers ministres envisagent de briguer la magistrature suprême, laissant entrevoir une compétition marquée par des figures déjà bien installées au sommet de l’État.
Le scrutin présidentiel de 2027 pourrait se distinguer par la présence simultanée de plusieurs anciens chefs de gouvernement parmi les prétendants à l’Élysée. Déjà engagé dans la course, Édouard Philippe pourrait être rejoint par Gabriel Attal, dont la candidature est évoquée avec insistance.

À ces noms s’ajoutent ceux de Bernard Cazeneuve et Manuel Valls, qui n’excluent pas de se lancer à leur tour. Cette configuration inédite témoigne d’une recomposition du paysage politique, où plusieurs figures issues d’un même niveau de responsabilité envisagent de s’affronter directement.
Bernard Cazeneuve affiche ses intentions

Dans une récente déclaration, Bernard Cazeneuve a affirmé être prêt à se présenter à l’élection présidentielle. L’ancien Premier ministre indique travailler à l’élaboration d’un projet politique structuré, en vue de l’échéance de 2027.
Ayant quitté le Parti socialiste en 2022, il dirige désormais sa propre formation politique, baptisée « La Convention ». Il met en avant l’urgence de proposer une alternative politique, avec l’objectif affiché de répondre aux difficultés actuelles du pays et de contrer certaines dynamiques électorales.
Manuel Valls dans une position d’attente

De son côté, Manuel Valls adopte une posture plus prudente. Intervenant dans les médias, il évoque une décision qui pourrait être prise à l’automne, tout en insistant sur l’importance des idées qu’il défend dans le débat public.
Déjà candidat en 2017, l’ancien Premier ministre avait alors participé à la primaire socialiste. Son parcours politique, marqué par des engagements successifs en France et à l’étranger, notamment en Espagne, témoigne d’une trajectoire atypique. Revenu sur la scène politique française en 2024, il a occupé des fonctions ministérielles jusqu’en 2025.
Dans ce contexte, François Hollande figure lui aussi parmi les personnalités susceptibles de se porter candidates. L’ancien chef de l’État a récemment indiqué se préparer, sans pour autant officialiser une candidature à ce stade.










