
Au centre du jeu, Rachida Dati, figure politique aguerrie, multiplie les initiatives pour s’imposer comme candidate crédible à la mairie de Paris. Mais derrière cette campagne énergique, une question institutionnelle s’impose désormais avec insistance.
Rachida Dati ne cache plus ses ambitions pour les municipales parisiennes de 2026. La ministre de la Culture a progressivement transformé chacune de ses apparitions publiques en séquence de campagne, occupant le terrain avec une constance remarquée. Prises de parole répétées, déplacements symboliques, gestes de proximité : tout semble pensé pour incarner une candidature de rassemblement dans une capitale marquée par les divisions politiques.
Son implication visible auprès des éboueurs parisiens avait d’ailleurs suscité de nombreux commentaires, tant cette démarche semblait dépasser le cadre strict de ses fonctions ministérielles. Dans le même temps, elle entend tirer parti de la fragmentation de la gauche pour se poser en alternative crédible face à un camp progressiste éclaté.
Mais à mesure que sa campagne prend de l’ampleur, une interrogation devient inévitable : peut-elle continuer à occuper son portefeuille ministériel tout en préparant activement la conquête de l’Hôtel de Ville ?
Un départ du gouvernement désormais inévitable

