La question ne semble plus être de savoir si Rachida Dati quittera le gouvernement, mais quand. Son engagement total dans la course municipale rend de plus en plus incompatible le cumul de ses responsabilités nationales avec ses ambitions locales. Pourtant, aucune date officielle de départ n’a été annoncée, alimentant spéculations et impatience dans les cercles du pouvoir.
Invité sur le plateau de l’émission Télématin sur France 2, le journaliste Olivier Beaumont, chef adjoint du service politique du Le Parisien, s’est montré catégorique : selon lui, la démission interviendrait « dans les prochains jours ou les prochaines semaines », évoquant même un possible ajustement gouvernemental sous quinzaine.
Ces déclarations ont renforcé l’idée que le départ de la ministre ne relève plus que d’une question de calendrier. Pourtant, en coulisses, la situation semble plus tendue qu’il n’y paraît.
À l’Élysée et à Matignon, l’impatience grandit
Selon les révélations du Le Canard enchaîné, le départ de Rachida Dati ferait désormais consensus au sommet de l’État. Reste toutefois à savoir qui assumera la responsabilité de lui signifier officiellement qu’il est temps de quitter ses fonctions.
Le président Emmanuel Macron aurait choisi une posture prudente, rappelant que tout remaniement relève de la prérogative du Premier ministre. Une manière élégante de se tenir à distance d’une décision potentiellement délicate.
Du côté de Matignon, Sébastien Lecornu avancerait avec précaution. Toujours selon l’hebdomadaire satirique, il aurait suggéré à la ministre qu’un départ « après le vote du budget » serait opportun. Une suggestion qui n’aurait manifestement pas été accueillie avec enthousiasme. La réponse de Rachida Dati, rapportée par le journal, aurait été particulièrement directe, traduisant la tension du moment.
