En arrivant, j’ai rencontré quelques anciens camarades et on a décidé de prendre un café ensemble pour parler du « beau vieux temps ». Certains n’avaient pas pu terminer leurs études, d’autres étaient au chômage. En me voyant, ils m’ont dit que j’étais le seul à avoir réussi sa vie et que je pouvais bien remercier ma mère pour ça !
C’est à ce moment-là que je me suis rendu compte de…
C’est à ce moment-là que je me suis rendu compte de ma grosse connerie. Ma mère faisait pour que j’aie une vie meilleure que les autres, que je puisse m’en sortir et que je ne souffre pas comme elle. J’ai tout laissé et je suis allé la voir. Dès que je suis rentrée dans sa chambre, elle n’a pas pu se retenir et s’est mise à pleurer de joie.
Je l’ai prise dans mes bras et j’ai demandé pardon pour toutes ces années passées. Pardon parce que j’étais ingrat, insoucieux et égoïste. Pardon pour tout ce temps perdu en vain.
Je l’ai également remercié pour son éducation, ses efforts, son temps et son argent.
Ma mère m’a dit : « C’est du passé, je suis heureuse de te revoir mon fils et je suis si fière de toi ! »
Je me suis assuré qu’elle soit transférée dans le meilleur hôpital de la capitale, j’ai pris soin d’elle, j’ai payé toutes les opérations.
Aujourd’hui elle va bien, je l’ai présenté à ma femme, à mon enfant et à tous mes amis. Nous vivons dans une seule maison, en famille et je suis tellement reconnaissant d’avoir eu le temps de corriger mes erreurs car d’autres n’ont pas eu cette chance.
